2 jan 2014

Conseils pour le compostage

En 2014, le compostage est toujours d’actualité. C’est pourquoi nous allons vous donner des conseils pour vous lancer (ou pour continuer sur la bonne voie !)

Le processus de décomposition des déchets organiques implique la présence d’oxygène. L’oxygène est apporté par différentes variétés de la faune allant des bactéries et de champignons à un large éventail d’invertébrés (acariens, cloportes, vers de terre, etc.). le résultat est bien sur le compost : une substance composée de matière organique dans les différentes étapes de la décomposition et de la faune qui a été impliquée dans le processus. Son utilisation dans le jardinage et l’horticulture est très intéressante et diversifiée.

Que peut-on composter ?

En principe , tous les restes organiques sont biodégradables, mais l’expérience nous dit qu’il y a certains types de déchets ménagers qui doivent être évités, car leur décomposition est complexe. Parce qu’ils sont recyclables, ils nuisent à la qualité du compost obtenu.

Le tableau suivant indique les bons et mauvais éléments à composter :

Déchets organiques : comment les composter ? 

Le compostage peut être réalisé de différentes façons : par simple empilage des déchets organiques, avec un composteur en bois ou un composteur en polypropyène (plastique).

                    

 

 

 

Toutes les options sont tout aussi efficaces, la différence est plutôt esthétique.

 

Processus de compostage

  • Déchets mixtes : toujours veiller à ce qu’il y ait un bon mélange des déchets, plus le type de déchets est différent, meilleur sera le compost. Il faut aussi penser à avoir des déchets organiques humides (récolte, fruits, légumes) avec des déchets secs (noix, feuilles, résidus de jardin ou papier déchiqueté / carton). Cette structure favorise la ventilation des déchets et contribue à une bonne relation carbone – azote (essentiel pour les bactéries et les champignons pour une prolifération plus rapide).
  • Essayez d’aérer la masse de déchets au moins une fois par semaine. Vous pouvez utiliser une dent à pelle, une barre ou même un bâton. Le plus efficace reste le brass’compost. L’aération permet de mettre les déchets en contact avec l’oxygène. Ceci permettra une meilleure décomposition et une absence d’odeur.
  • Contrôle de l’humidité : Pour que le compostage ait lieu, les déchets doivent être humides. Toutefois, s’il y a trop d’eau, l’air ne peut pas entrer en contact avec les restes en décomposition ce qui entrainera pourriture et odeurs. Par conséquent, l’humidité doit être intermédiaire. La meilleure façon de vérifier est le « test de poing ». Quand l’humidité est optimale, vous devez pouvoir former une petite boule compacte qui ne s’effrite pas. Si la boule s’effrite, arrosez ! Si lorsque vous serrez la boule, de l’eau suinte, mettez du « buvard » (papier, carton, sciure de bois, paille…) et remuez bien.
  • Utilisation de déclencheurs / accélérateurs : Certaines substances peuvent servir à faciliter l’initiation et / ou accélérer le processus de compostage. Dans les jardineries se vendent des produits à cet effet, mais il y a beaucoup de déchets qui peuvent remplir la même fonction sans dépenser d’argent ! Les fumiers (vache, cheval, mouton, chèvre, volaille…) sont d’excellents activateurs car ils contiennent de la faune microbiens impliqués dans le processus de compostage et sont riches en azote. Vous pouvez également préparer des préparations de plantes comme le purin d’ortie ou l’achillée millefeuille (1 kg de plante pour une macération dans l’obscurité pendant 10-15 jours dans 10 litres d’eau).

 

Quand le compost est-il prêt?

Selon la méthode de compostages utilisée, les déchets utilisés, le temps et l’utilisation du compost, le processus de compostage peut varier de 6 semaines à un peu plus de 6 mois ou plus un an dans certains cas (feuilles de compostage à froid par exemple).

Si nous voulons utiliser comme base pour le compost de semences ou de terreau (ne pas utiliser plus de 30-40 % de compost dans ce cas), nous devrons attendre jusqu’à ce qu’il soit complètement mûr. Un compost est mûr quand il a une texture fine, une odeur fraîche, et une couleur foncée, en bref, semblable à l’aspect « terres forestières » (humus). Il est conseillé de tamiser le compost pour séparer les déchets décomposés ceux qui sont encore en décomposition.

Si le compost est utilisé pour modifier le sol (amélioration des conditions du sol physiques, telles que la rétention d’eau ou de drainage), comme engrais (dosage environ 3-5 kg/m2) ou rembourrage, le compost peut être utilisé même s’il n’est pas totalement mûr.

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Pauline

Publié par : Pauline L

Pauline, fille d'agriculteur, a toujours baigné dans la fibre végétale. Depuis septembre 2012, elle nous apporte ses conseils en matière d'outils, de trucs et astuces et de sorties jardin partout en France.Google+

1 Commentaire Ajouter un commentaire

  • Il faudra expliquer aux chevreuils et aux sangliers et à nos chiens que leurs excréments ne se compostent pas…
    Voilà, nous sommes adultes. Désolé mais les excréments se compostent sinon y’aurait pas 1 milliard de chinois. Relisez V. Hugo qui explique cela très bien.

    DONC : Dans la nature, tout se composte. Il faut donc imiter la nature.
    – excrément : recouvrez simplement de 1-2 cm de broyats de branches ou d’herbes
    – viande/graisse/poisson = pareil.

    Le but est d’éviter une mauvaise odeur bien sûr et donc d’avoir en permanence 4-5 tas de compost de 0.5-1 m2
    Je sais, c’est une contrainte mais vous ferez par vous même ce que toutes les stations d’épuration finissent par faire !
    Humus—>humain Est-ce clair ?

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