L’arrosage, c’est tout un art !

L’arrosage et les plantes

 

Les plantes sont essentiellement constituées d’eau, leur teneur en eau variant de 80 à 95 % de leur poids total. Elles puisent cette eau et les nutriments qui leur sont nécessaires dans les sols par l’intermédiaire de leurs racines dans lesquelles l’eau pénètre par un mécanisme hydrostatique. L’eau et les nutriments minéraux constituent ce que l’on appelle la sève. Ainsi, fournir suffisamment d’eau à une plante est un des fondements du jardinage !

La plupart des plantes se développent du printemps à l’été. Elles ont besoin d’environ 25mm d’eau chaque semaine, sauf en cas de fortes pluies. Pour toutes les plantes et surtout pour les légumes, un bon arrosage vous donnera de meilleurs résultats : plus de fleurs, un plus beau feuillage, de meilleurs rendements et des goûts plus savoureux ! Des espèces comme le maïs, les pois, les haricots, les tomates et les pommes de terre ont besoin de plus d’eau à partir du moment où les feuilles apparaissent (si vous leur donnez suffisamment d’eau à partir de ce moment, les rendements seront bien meilleurs!). D’autres comme les salades ont besoin d’un sol constamment humide sans quoi elles deviendront dures et amer.



Attention cependant à ne pas noyer les plantes ! En effet, il faut être prudent avec la culture en pot. Il est très facile de faire mourir des plantes en plaçant leurs racines dans le compost humide ou dans le sol, si elles ne sont pas en fortes croissance, elles mourront. Les racines prennent de l’oxygène et dégagent du dioxyde de carbone, si elles sont dans l’eau, elles mourront.

Ce trop plein d’eau se manifeste par un flétrissement des plantes. En général, lorsque nous voyons que nos plantes flétrissent, nous pensons de suite à un manque d’eau et nous en remettons une couche…. C’est un mauvais réflexe ! A ce stade, les racines risquent fortement de pourrir.

Un arrosage différent pour des plantes différentes

 

Les racines enfouies dans le sol ne peuvent pas être arrosées à moins d’avoir un système d’arrosage très perfectionné (et assez onéreux). Habituellement, la plupart des jardins sont équipés d’un tuyau flexible ou rigide.

Attention, veillez à ne pas utiliser d’arrosoir pour le potager. En effet, vous ne pourrez pas appliquer l’eau directement au sol, vous devrez arroser la plante elle-même. Or, il est préférable de ne pas mouiller la plupart des plantes car cela peut causer des problèmes tels que les maladies fongiques. De plus, sur la plante, beaucoup d’eau s’évaporera sans avoir aucun effet sur la plante.

La meilleure solution est de mouiller le sol très occasionnellement plutôt que de simplement éclabousser plus souvent (ceci rendra l’aspect du sol humide sur le dessus tout en restant sec en dessous).

Pour l’arrosage des pots, il faut être prudent car les racines sont totalement dépendantes de notre arrosage, elles ne peuvent pas chercher dans le sol par leur propre moyen. Il faut donc arroser de manière méthodique et régulière. Ici, nous avons le choix : arroser à l’aide d’un arrosoir et d’un pomme (nous rencontrerons les même problèmes qu’au potager) ou arroser par le dessous. En règle générale, les pots ont de trous au dessous afin d’évacuer le trop plein d’eau; ici, nous allons utiliser ces trous de façon inversée.

Notre astuce : poser le pot dans l’eau une demi-heure tout au plus. Ce système permet un bon dosage de l’eau, cependant, il engendre d’autres soucis : il empêche à la surface d’être humide et peu donc compliquer la levée des semis.

Et l’eau dans tout ça ?

Quant à l’eau elle-même, nous vous conseillons d’utiliser l’eau du robinet pour les semis, les jeunes plants et les plantes délicates. Pour les salades et autres cultures consommées crues, pour des raisons évidentes, il faut utiliser de l’eau potable comme celle du robinet. L’eau du robinet est pratique et peut être votre seule source, elle conviendra à de la plupart des plantes. Ce pendant, dans les régions où l’eau du robinet n’est pas bonne, elle ne conviendra pas aux amateurs d’acides tels que les azalées, les bleuets et les bruyères.

3 astuces pour arroser vos plantes pendant vos vacances !

Comment arroser ses plantes grace à une bouteille

Quoi de plus décevant que de revenir de vacances et de constater que ses fleurs ont fanée à cause d’une chaleur écrasante et du manque d’eau? Et bien aujourd’hui, Hortik vous donne 3 astuces pour éviter ce genre de mauvaises surprises ! Nous allons faire en sorte que vos pots restent en bonne santé et se développent pendant votre absence.

  1. La façon la plus rapide est bien sur de raccorder vos pots à l’arrosage automatique. Si vous avez déjà un système d’arrosage automatique, c’est alors le plus simple ! Cependant, pensez à ne pas mettre vos pots dans la pelouse sinon le gazon situé en dessous mourra.
  2. La technique suivante à essayer est un système de tuyau qui a de petits trous tout le long. Lorsque l’eau est activée, les trous dans le tuyau envoient un brouillard lourd qui permettra à tout votre jardin de rester arrosé. Vous pouvez mettre ces tuyaux sur une minuterie ainsi et enroulez-les sur le dessus d’un amas de pots pour les garder arrosés.
  3. Cette technique est idéale pour un week-end. Si vous allez être absent que peu de temps, remplissez une bouteille en plastique d’eau et vissez le bouchon. Percez un petit trou, quelque part dans la partie supérieure de la bouteille. Mettez le bouchon vers le bas, appuyez sur le haut de la bouteille dans le terreau. Cela permettra à l’eau de s’écouler lentement dans le sol et aussi garder la plante en pot arrosé. Ca fonctionne très bien pour un weekend !



Comment arroser son jardin : voici 4 propositions

arrosage automatique jardin

Avoir un grand jardin avec beaucoup de légumes et des fleurs un peu partout, c’est génial non? Oui, mais quand vient l’heure d’arroser, mieux vaut être équipé !

Aujourd’hui, nous vous proposons 4 solutions d’arrosage !

Commençons par les dévidoirs

Les dévidoirs vous permettent d’enrouler votre tuyau pour éviter de le laisser par terre (ce qui peut entrainer la mort de la pelouse qui se trouve en dessous!). Ils vous permettent de ranger votre tuyau d’arrosage en apportant une touche décorative. Les dévidoirs se raccordent à une arrivée d’eau puis l’autre tuyau qui s’enroule prend le relais. Différents types de dévidoirs existent :

  • Les dévidoirs portables : Ils sont généralement sur roues, vous pouvez les déplacer partout, ils vous faciliteront vraiment la tâche !  Vous pouvez aussi choisir un modèle avec une poignée rétractable !

Sur la première photo, le dévidoir RollX avec une poignée rétractable. Sur la deuxième, le dévidoir Waterette avec un design très élégant !

  • Les dévidoirs fixes : Ils sont généralement fixés à un mur ou au sol. Pour ce type de dévidoir, il faut bien réfléchir à son emplacement de façon à pouvoir arroser la totalité du jardin (ou alors il faudra mettre un tuyau plus long!)

Voici le dévidoir Wall’r qui résiste à tout et ne nécessite pas d’entretien !



Passons aux arrosoirs classiques,

Les arrosoirs sont certainement ce qu’il y a de plus répandu pour arroser. Ils sont en effet très efficaces. Cependant, si vous avez de grosses surfaces, il vous sera compliqué de tout faire. Et surtout, vous allez vous abimer le dos ! C’est pourquoi nous vous proposons des arrosoirs de faible contenance, vous pourrez alors les porter plus facilement et sans vous faire mal ! Vous userez juste un peu plus vos chaussures 🙂

Voici les arrosoirs Coloré ovale de 1,75L et l’arrosoir en acier galvanisé de 1L

Et les arroseurs dans tout ça ?

Et oui, les arroseurs, vous savez, typiquement les jets d’eau que l’on peut voir dans toutes les séries américaines où les pelouses sont verdoyantes ! Plus sérieusement, les arroseurs peuvent être une solution efficace! Vous pouvez éventuellement les brancher à des programmateurs pour régler le temps d’arrosage. Dans ce cas, vous n’avez même plus besoin de vous embêter, l’arrosage se fait tout seul !

Voici l’arroseur Propel’r ! Il a une portée de 300m² !

Enfin, notre dernière solution, l’arrosage automatique !

Cette solution est certes la plus simple, mais c’est aussi certainement la plus onéreuse. Vous aurez des coûts importants pour la mise en place (creuser des tranchées pour passer le réseau de tuyau, etc). Et plus votre surface sera grande, plus le coût sera élevé.

La meilleure solution serait alors de combiner tous ces procédés! Mettez un arroseur pour votre pelouse ou votre potager, arrosez manuellement vos jardinières et autres massifs !

5 points à lire pour bien choisir son récupérateur d’eau

recuperateur d'eau de pluie

Pourquoi récupérer l’eau de pluie ?

L’eau de pluie est une ressource gratuite en quasi abondance. Pourquoi ne pas la récupérer pour vos besoins ne nécessitant pas d’eau potable? Arroser votre jardin, laver votre voiture, alimenter son lave-linge etc… En plus d’être écologique (moins de gaspillage d’eau potable), c’est économique1 m² de toiture permet de recueillir annuellement 500 à 600 litres d’eau !!

 

 

Quel est le principe des récupérateurs d’eau ?

En temps normal, la pluie qui tombe sur votre toit coule jusque dans les gouttières puis s’en va dans le sol ou alors dans le tout à l’égout. Si vous décidez d’installer un récupérateur d’eau, le chemin sera le même excepté la fin : l’eau se retrouve dans votre cuve après une filtration qui va retenir les débris (feuilles, etc.). Lors de petites pluies, la quasi totalité de l’eau est récupérée, lors de grosses précipitations, l’excédent est évacué. Certains récupérateurs ont la possibilité de purger l’eau (les particules en suspension comme le pollen sont évacuées grâce à un siphon de trop-plein) il existe aussi des dispositifs anti-remous pour que l’eau tirée soit propre. Une des dernières astuces est de brancher l’eau de ville à la cuve : au cas où votre cuve est vide, vous aurez de l’eau dite « potable ».

 

source : http://www.encyclo-ecolo.com/

 



 

Quels types de récupérateurs d’eau existent?

  • Les cuves en bétonplus économique même si elles nécessitent d’être faites d’une seule pièce (pour les parois et le fond) et d’être installées à l’aide d’une grue. Le béton agit naturellement sur l’eau pour neutraliser l’acidité. Le béton présente l’avantage d’être solide, permettant ainsi le passage de voitures. Pour diminuer le coût, plusieurs cuves de moyen volume peuvent être reliées entre elles.
  • Les cuves en polyéthylèneplus chère à l’achat mais elle est aussi plus légère. Plusieurs cuves de petits formats peuvent être installées en série. Pour une bonne qualité d’eau, il est indispensable d’insérer dans la cuve des pierres calcaires pour neutraliser l’acidité de l’eau de pluie. La cuve en PVC se transporte aisément, mais elle ne pourra être installée dans une allée de passage.
  • Les récupérateurs d’eau de pluie extérieurs :  situés en bas de gouttière, un collecteur est fixé sur la gouttière et fait office de filtre. Pour l’installer, il faut scier la gouttière et fixer le récupérateur qui va guider d’eau vers la cuve réservoir. En amont, une crépine retient les corps étrangers qui stagneraient et ferait croupir l’eau plus vite. En cas de trop-plein d’eau, l’eau s’écoule dans la canalisation d’évacuation des eaux domestiques. L’eau sort du réservoir via un robinet. Les récupérateurs d’eau sont maintenant un élément de déco à part entière dans votre jardin !

 

 

Quel volume pour ma cuve à eau ?

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte :

  • L’emplacement du récupérateur (s’il est exposé au gel, il sera inutilisable durant l’hiver) ;
  • Le taux de remplissage annuel (dépendant du taux de pluviométrie de la région, de la surface et de l’inclinaison du toit, etc.). Cette cuve peut être en béton ou en PVC ultra-résistant.

Pour obtenir la contenance qu’il vous faut : calculez la surface de votre toit pour obtenir une estimation du volume d’eau récupérable (sachant que 1 mm d’eau sur une surface de 1m² correspond à 1L d’eau collecté, multipliez la surface de votre toit par la hauteur moyenne des précipitations de votre région que vous trouverez sur le site de météo France et enlevez 10% à ce résultat pour tenir compte des éventuelles pertes). Divisez ensuite cette estimation par 52 puis multipliez par le nombre de semaines de résèrve que vous désirez. Prenez une marge supplémentaire pour que le cuve puisse se remplir et déborder pour évacuer les dépôts ou les déchets qui peuvent se mettre en surface. Si vous craignez les inondations, une très grande cuve peut aider à stocker l’eau en cas de trop fortes précipitations.

 

Comment préparer sa pelouse pour l’hiver

rateau à l'envers sur pelouse

Envie d’une pelouse verdoyante dès le printemps ? Et bien c’est maintenant qu’il faut s’y prendre !

 

 

Plusieurs étapes seront nécessaires pour rendre votre pelouse plus belle.

Tout d’abord, vous devez vous pencher sur votre sol (c’est une façon de parler !). En effet,  la composition du sol est souvent la clé du problème.
Une petite analyse vous permettra de savoir la nature de votre sol : terre argileuse, calcaire ou acide. Cette analyse peut être réalisée à l’aide de petits kits vendus en magasins de bricolage ou en jardinerie.

  • Si votre terre est pauvre : vous pouvez disposer du fumier de cheval décomposé qui fera un très bon engrais.
  • Si votre sol est argileux : mettez du sable fin et de la tourbe pour alléger le sol.
  • Si votre sol est sableux : mettez de la terre végétale pour l’enrichir.
  • Si votre sol est calcaire : vous devez augmenter les éléments nutritifs (grâce à votre composte, fumier, terreau, feuilles de chêne etc.).
  • Si votre sol est acide : mettez de la chaux.

 


Soignez ensuite les endroits endommagés (par des insectes nuisibles par exemple).

Pour cela, vous pouvez ressemer  du gazon ou alors utiliser la méthode du gazon en plaque.

 

 

Vient ensuite la phase de fertilisation.

La dernière fertilisation de l’année est très importante. Il faut mettre un engrais automnal.

Les doses de chacun des éléments seront plus adaptées par rapport à la période de l’année.

 

Si le sol est trop compact, alors, il sera important de l’aérer. Pour cela, vous pourrez, à l’aide d’un aérateur mécanique, extraire de petites carottes de terre. Étendez ensuite une couche de terreau pour favoriser l’activité microbienne du sol et améliorer la structure du sol.

 

Pour finir, au mois d’octobre, la croissance de la pelouse ralentit avant de cesser lors des gels. Nous vous recommandons de laisser une hauteur de 5 cm lors de la dernière tonte pour éviter les problèmes de maladies et de nuisibles. Ceci permettra aussi un réchauffement plus rapide au printemps. Travailler avec de bons outils, c’est toujours plus agréable.

 

 

Profitez de ces moments encore ensoleillés et rendez votre pelouse très belle et entretenue pour l’hiver !

 

Mes systèmes d’arrosage économiques et performants !

arrosage raccordement, potager de niort

L’eau est devenue un produit qu’il faut économiser mais l’eau est indispensable, surtout l’été, pour la croissance des fruits et des légumes du jardin.

Je recommande donc 2 types d’arrosage que j’ai installés dans mon potager :

L’arrosage au « goutte à goutte »

Il convient parfaitement pour tous les plants : tomates, courgettes, poivrons, aubergines, melon, concombres, etc…

Il consiste à installer un tuyau (diamètre 16mm) sur lequel sont branchés des tuyaux plus petits (diamètres 5mm) se terminant par un distributeur qui permet de régler le débit de la distribution de l’eau au pied de chaque plante.

comment arroser goutte a goutte

Avantages de ce système d’arrosage au goutte à goutte :

– L’eau ainsi distribuée ne tasse pas la terre mais l’humidifie juste au pied de la plante.
– L’eau n’est pas répandue sur le feuillage de la plante et ne provoque pas le développement des maladies cryptogamiques.
– La consommation d’eau est faible en évitant tout gaspillage.

arrosage goutte a gouttemise en place d'un arrosage goutte a goutte

Je l’utilise (selon les conditions climatiques) tous les 3 ou 4 jours pendant 10 min. J’ai mesuré pour l’arrosage de 40 plants sur 25m de long une consommation moyenne de 15l d’eau.



L’arrosage au tuyau poreux

L’arrosage au tuyau poreux convient pour les cultures en lignes (haricots, salades, carottes, radis, etc…).

Il permet lui aussi une humidification favorisant la levée rapide des semis sans tassement de la terre. La consommation d’eau est très raisonnable.

Fabriqué dans une matière poreuse, ce tuyau laisse suinter l’eau, goutte à goutte, sur toute sa longueur,et cela permet donc d’irriguer d’un coup des mètres de plantation en ligne.

arrosage raccordement

Pour chacun de ces systèmes, on trouve tout le matériel nécessaire dans les magasins de bricolage ou les jardineries.

Michel

 

 

6 conseils pour avoir une belle pelouse

Le gazon est composé de graminées que l’on cultive en très grande quantité sur une large surface. Pour des résultats satisfaisants, la pelouse doit être entretenue régulièrement et le sol doit être riche pour permettre une bonne croissance. Découvrez nos conseils pour avoir un beau gazon verdoyant, dense et résistant.

Gazon

Choisir des semences à gazon

Toutes les pelouses ne sont pas égales face à la sécheresse et au piétinement. Il existe dans le commerce différents types de mélanges plus ou moins rustiques ou à croissance plus ou moins lente. Veillez à bien choisir des variétés de graminées adaptées à l’usage que vous faites de votre jardin, à votre sol et au climat de votre région. Au printemps, vous pouvez donner un coup de pouce à votre pelouse pour la rendre plus dense en dispersant sur le sol un peu de semence à gazon.

Arroser

L’arrosage du gazon est indispensable dès la fin du printemps pour éviter qu’il ne jaunisse. Il vaut mieux arroser moins souvent mais de façon plus importante. Le temps d’arrosage dépend de la surface de votre pelouse : n’hésitez pas à être généreux. Pour ne pas gaspiller inutilement l’eau, on arrosera plutôt le soir ou très tôt le matin.

Tondre

Plus le gazon est coupé à ras, plus il est fragile. En effet, ses racines sont plus courtes et il résiste moins bien à la chaleur de l’été. Les tontes à moins de 5 cm de hauteur favorisent l’apparition de mousses et de mauvaises herbes. Il est préférable de tondre régulièrement à une hauteur de 5 à 7 cm plutôt que de tondre très court une fois de temps en temps. L’herbe tondue peut-être utilisée pour le compost ou laissée sur place en cas de grosses chaleurs.

Fertiliser et apporter de l’engrais

Pour avoir un gazon bien vert, le compost reste le meilleur fertilisant naturel. Un peu d’apport est bénéfique mais il faut aussi savoir en user avec modération. Si l’engrais fait pousser le gazon plus rapidement, elle oblige aussi à le tondre plus souvent !



Scarifier et désherber

La scarification du gazon consiste à enlever les mousses et les mauvaises herbes qui ont tendance à former des zones feutrées au sol. Un scarificateur manuel conviendra pour les petites surfaces (moins de 100 mètres carré). Au delà, il est préférable de s’équiper d’un scarificateur électrique ou thermique. Les déchets devront être soigneusement ramassés pour éviter une nouvelle propagation des mauvaises herbes.

Rénover sa pelouse

La rénovation de pelouse permet d’obtenir de bons résultats en cas de gros dégâts (sécheresse, envahissement par les mauvaises herbes). Après avoir bien désherbé la surface, on tond à une hauteur normale puis on scarifie soigneusement les mousses avant de semer du gazon pour regarnir les zones abimées.

Les dégâts dus aux trous de taupes se réparent un peu de la même manière : après avoir tassé le sol à l’endroit abimé, on sème à nouveau du gazon et on arrose généreusement pour favoriser la reprise de la pelouse.

Bien gérer ses ressources en eau au jardin

image système d'irrigation ou de goûte à goûte

Ne pas gaspiller l’eau au jardin apparaît comme une évidence, pour des raisons à la fois écologiques et économiques. Avec une bonne connaissance de ses cultures et à l’aide d’un équipement basique et peu cher, gérer ses ressources en eau devient très facile même dans les régions où sévit la sécheresse.

 

Choisir des espèces adaptées à son climat

La première des règles pour ne pas consommer inutilement plus d’eau que nécessaire est de cultiver uniquement des espèces adaptées aux ressources en eau et en énergie de sa région. Les plantes qui demandent un bon ensoleillement et beaucoup d’eau (comme le maïs, le bananier ou le soja) ne sont pas adaptées au climat du sud de la France, chaud mais trop sec pour ces cultures. Dans les régions méditerranéennes, on pourra cultiver sans hésiter toutes les plantes endémiques de la région : le pois chiche, l’olivier, le figuier, la lavande, le romarin, les plantes grasses…

 

Les cuves de récupération d’eau de pluie

 

image cuve de récupération de l'eau de pluieVoilà un outil que tout le monde devrait avoir dans son jardin : il s’agit de l’un des meilleurs équipements écologiques qui soit et son coût est relativement faible.   Dans les régions ou sévit la sécheresse, il est plus intéressant de placer de grandes citernes pour récupérer un maximum d’eau lors des orages, surtout si votre jardin occupe une grande surface. Dans les régions où l’eau est abondante, de petites cuves peuvent suffire.   On trouve des cuves de récupération en plastique à partir de 25 euros (200 à 300 litres). Les cuves en béton et les citernes enterrées sont les plus chères : jusqu’à 3000 euros. Vous pouvez réaliser vous même une citerne de récupération ou bien placer des bidons ou des tonneaux dans votre jardin. Ils vous feront économiser de nombreux litres d’eau une fois l’été venu.

 

Lutter contre l’évaporation

Lorsqu’il fait chaud et que le sol est nu (comme dans les champs labourés), l’évaporation de l’eau peut atteindre les 50%. Le paillage au pied des végétaux va limiter l’évaporation, maintenir l’humidité dans le sol et ainsi réduire les besoins en eau lors des arrosages. En plus, le paillage limite la formation des mauvaises herbes.   Le goutte à goutte : l’un des systèmes d’arrosage les plus économiques   L’irrigation ou goutte à goutte est une technique très économe en eau et très pratique. Elle est largement utilisée dans les régions chaudes pour arroser les cultures gourmandes en eau (vigne, agrumes, cultures maraîchères). Constitué d’un système de tuyaux percés, le goutte à goutte permet de limiter l’évaporation en arrosant au plus près des racines.  On trouve des kits d’arrosage avec tuyaux poreux en jardinerie à partir de 15 euros.

 

Arroser au bon moment

Le meilleur moment de la journée pour arroser son jardin est le soir, dès que le soleil se couche. Un arrosage en pleine journée est à proscrire absolument : non seulement l’évaporation serait très importante mais en plus la réverbération du soleil sur le feuillage risquerait d’abîmer fort les plantations. En hiver, on peut aussi arroser tôt le matin s’il existe un risque de gelée nocturne.

Que planter sur un sol sableux ?

Sol sableux

 

Sol sableuxUn sol sableux est peu fertile et n’a pas bonne réputation auprès des jardiniers. Cependant, si l’on consent à planter des espèces végétales adaptées, il peut devenir un atout au jardin comme au potager.        Suivez nos conseils pour choisir les plantes qui s’épanouiront sur un sol de type sablonneux.

Reconnaître un sol sableux

Le sol sableux est très facile à travailler, il est léger et il se réchauffe vite. En revanche, il ne retient pas l’eau et il peut vite devenir sec en été si on ne l’arrose pas. C’est un sol acide où l’on peut voir pousser à l’état naturel des ajoncs et de la bruyère.



Côté jardin

Au jardin, le sol sableux est bien adapté à la culture des rhododendrons, des géraniums et des hortensias. D’une manière générale, toutes les plantes de terre de bruyère apprécient les sols acides et riches en sable. On pourra planter des camélias et des magnolias mais aussi des hélianthèmes et des santolines qui sont de petits arbustes au feuillage très aromatique et persistant. Les pins maritimes, les cistes et les cyprès poussent également très bien sur sol sableux.

Au potager

Les sols sableux ont la réputation d’être assez difficiles. Ils ont besoin d’être fréquemment arrosés car ils retiennent peu l’humidité en raison de leur grand pouvoir drainant. Au potager, on pourra planter des carottes, des asperges, des fraisiers, des oignons, des radis, des panais et des betteraves. Les légumes racines s’accommodent bien d’un sol sablonneux car ils s’enracinent plus facilement que dans les sols très durs ou argileux.

Une autre solution consiste à aménager son jardin en carrés et à l’enrichir sur une surface restreinte. On pourra aussi planter en rotation des légumineuses comme des fèves ou des pois chiches.

Pourquoi et comment récupérer l’eau de pluie ?

Ce sont des milliards de mètres cubes d’eau de pluie qui tombent  chaque année sur  le territoire français. Cette ressource disponible peut et devrait être récupérée pour son usage personnel, car c’est non seulement un moyen de réaliser des économies substantielles, mais c’est aussi un geste citoyen fort. Voici 3 excellentes raisons de récupérer l’eau de pluie.

récupérateur d'eau de pluie

1. Récupérer l’eau de pluie pour diminuer son impact sur l’environnement

L’eau est une ressource précieuse qu’il faut impérativement apprendre à protéger et gérer durablement. Sur notre belle planète, 1 personne sur 2 n’a pas ou a difficilement accès à l’eau. Si nous continuons à ce rythme, d’ici 15 ans à peine, 5 milliards d’êtres humains n’y auront pas accès du tout. Récupérer l’eau de pluie relève de l’effort collectif qui vise à économiser « l’or bleu ».
D’autre raisons écologiques incitent à récupérer l’eau de pluie :

  • elle limite les risques d’inondation en cas de fortes pluies ;
  • elle limite la pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau car elle évite de rejeter les eaux de ruissellement de la parcelle directement dans le réseau urbain ; 
  • elle évite le gaspillage d’énergie nécessaire à la production d’eau potable en limitant l’utilisation des réseaux et des stations de traitement de l’eau qui sont très énergivores.

2. Récupérer l’eau de pluie pour ne pas gaspiller l’eau potable

L’eau qui est récupérée dans des citernes ou dans des cuves (enterrées ou non) peut être destinée à divers usage. Reportez-vous au site du Gouvernement pour connaître le cadre législatif entourant la récupération de l’eau :  www.sante.gouv.fr

Certaines activités à la maison nécessitent de l’eau mais pas forcément potable ! C’est le cas des W-C : 30% de la consommation part dans la chasse d’eau de vos toilettes ! A part pour alimenter les sanitaires, l’eau de pluie récupérée sert à faire fonctionner lave-linge et lave-vaisselle, remplir piscines et bassins, arroser le jardin… L’eau de pluie est ainsi idéale pour laver sa voiture : comme elle ne contient ni minéraux, ni calcaire, elle ne laissera aucune trace sur la carrosserie. Idem pour le jardin : votre potager peut tout à fait être arrosé à l’eau de pluie, comme c’est d’ailleurs souvent et naturellement le cas !

3. Récupérer l’eau de pluie pour faire des économies

Saviez-vous que nous utilisions en moyenne 150 à 200 litres d’eau par jour et par habitant ? C’est dire si la facture d’eau est une partie considérable du budget familial. On estime qu’il est de l’ordre de 500 à 700 euros par an pour un foyer de 4 personnes. Limiter sa consommation d’eau potable (voir raison n°2) permet donc de réaliser des économies loin d’être négligeables. En effet, utiliser l’eau de pluie permettrait de diviser la note par deux !
De plus, l’installation d’un système de récupération d’eau donne droit à un crédit d’impôt : en 2012, il s’élève à 15%.

Calcul des économies grâce à un récupérateur d’eau
Pour connaître le potentiel de récupération d’eau de pluie, vous devez connaître la pluviométrie de votre région (cf. site de Météo France) et la surface de votre toit

  • Multipliez la surface du toit (en m²) par la hauteur moyenne des précipitations. 

Ainsi à Lille, sachant qu’il tombe en moyenne 686 mm d’eau par an, avec un toit de 100 m² vous économiserez : 100 x 686 = 68 600 litres. A 3,29 euros le m3 d’eau, on atteint une économie de 225 euros par an pour un foyer lillois.

Les précautions à prendre :

  • Avant de choisir votre collecteur d’eau, calculez bien vos besoins en eau et tenez compte de la pluviométrie de votre région pour opter pour la bonne taille de récupérateur.
  • Vérifiez bien la qualité de votre toiture : si elle contient de l’amiante ou du plomb, il y a des risques.
  • Entretenez bien votre récupérateur d’eau (vérifier qu’il n’est pas obstrué, réaliser au moins 3 vidanges par an, nettoyer et remplacer les filtres…)
  • Garder le couvercle du récupérateur fermé. La loi impose par ailleurs d’indiquer sur les robinets et sur le collecteur la mention « eau non potable ».

 Il n’y a que de bonnes raisons à récupérer l’eau de pluie !