Optez pour la rotation des cultures pour améliorer votre sol

rotation des cultures dans le potager

L’assolement ou la rotation des cultures est crucial pour la qualité du sol de votre jardin.

La rotation des cultures consiste à faire se succéder, selon un ordre précis, différentes cultures sur un même terrain.

La rotation des cultures vous permettra d’éviter un appauvrissement du sol et stopper la propagation de certaines maladies.

 

rotation des cultures dans le potager
© David Espin – Fotolia.com

Répéter après moi : « Fruits -Feuille –Graines – Racines »

En théorie ce n’est pas compliqué…
Tout d’abord,  vous répartissez votre jardin en  parcelles. Le plus simple est de faire autant de parcelles que d’années de rotation. Ensuite vous faites « tourner » sur chacune des parcelles, les plantes en variant les familles :

 

1ère année :  légumes « fruit »

La 1ère année  sera consacrée aux légumes « fruit » qui ont la particularité d’ameublir le sol tout en le « nettoyant » (tomates, les poivrons, les aubergines, courges et citrouilles)

Les légumes « Fruit » sont des cultures très gourmandes qui auront besoin d’un sol riche.

 


2ème année : légumes « feuille »

La 2ème année, on accueillera les légumes « feuille » très gourmands en azote et puisant l’essentiel de leurs besoins en surface (salades, choux, brocoli).

 

3ème année : plantes « graines »

La 3ème année, on cultive les plantes dites graines qui ont la propriété d’enrichir le sol en azote (pois, haricots, lentille).. Ils ont tendance à fixer l’azote dans le sol et donc à restructurer ce dernier après le passage des légumes feuilles.

 

4ème année : plantes « Racines »

La 4ème année, sera consacrée aux plantes « racine » et à bulbe (poireaux, oignons, carottes, radis, navets, rutabagas ,  betteraves) qui se nourrissent de l’azote de profondeur et n’aiment pas les fumures fraîches.

 

A noter : n’intégrez pas les plantes vivaces  à la rotation

Il ne faut pas chercher pas à intégrer les plantes vivaces (artichauts, asperges…) à la rotation.

Réservez-leur un endroit isolé de votre potager.

 

 

Une rotation de culture, pour de vrai : notre exemple

Voici un exemple concret de plan de potager avec une rotation de 4 zones de culture :

 

Parcelle 1Enrichir la zone avec du compost et plantez des pommes de terre et des tomates.Lorsque la culture est terminée, vous pouvez semer des oignons ou des poireauxpour une récolte hivernale.
Parcelle  2Planter des panais, des carottes, du persil.Combler les trous avec de la laitue et finissez avec un engrais vertpour enrichir le sol pendant l’hiver (comme le trèfle ou la moutarde par exemple)
Parcelle  3Cultiver le chou, le chou frisé, les feuilles de roquette (Brassica) au cours de l’été et continuer avec des variétés d’hiver de choux et choux de Bruxelles.
Parcelle  4C’est la parcelle de repos… donc au bout de 2ans, vous pouvez utiliser cette parcelle pour la récolte des oignons ou des poireaux  pendant l’hiver.Ensuite semer les pois et les haricots (légumineuses). Lorsque la récolte est terminée, votre culture de  choux peut se déplacer de la parcelle 3 à la parcelle  4

 

La rotation des cultures, c’est du sérieux !

Maintenant après la théorie,  la pratique… héhé…les cycles de récoltes rendront la planification d’un jardin potager… un joyeux casse-tete.

Il vous faudra de la méthode ! La rotation des cultures ne s’improvise pas.  Le plus simple est d’établir à l’avance un plan pluriannuel de votre jardin, afin de ne pas vous y perdre sachant qu’une rotation classique – et simple à réaliser – se conçoit sur quatre ans.

les légumes du potager

Bonnes rotations !!

Jardiner avec la lune

jardiner avec la lune

jardiner avec la lune
© apisit21 – Fotolia.com
Tout comme le soleil, la lune agit sur votre jardin.On sait que la lune influence les marées, alors pourquoi n’aurait-elle pas également un effet sur vos courgettes ?Et puis,  après tout, jardiner avec la lune, c’est peut être aussi une façon d’essayer de cultiver ses végétaux en harmonie avec la terre. Alors lancez vous !

Comment ça marche ?

Non, il ne s’agit pas jardiner la nuit avec une lampe torche !! Le principe est assez simple, on jardine normalement, et on privilégie certaines activités selon que la lune soit  montante ou descendante.

La lune gravite autour de la terre. Pendant son trajet, elle passe devant les 12 constellations du zodiaque en un mouvement ascendant puis descendant.

Elle est montante depuis la constellation du Sagittaire qui la plus basse, jusqu’à celle des Gémeaux qui est la plus haute. Puis la lune accomplit son demi cycle descendant, du Gémeaux au Sagittaire.

 

Lune montante et descendante

Elle monte ou pas ? Comment le savoir ? C’est très simple, il suffit d’observer la position de la lune par rapport à un élément fixe, votre maison par exemple, à la même heure plusieurs jours. (ou de regarder votre calendrier en fait)

La lune ne se trouve plus exactement à la même place dans le ciel chaque jour. Si la lune est plus haute que la veille, elle est alors « montante » ou ascendante. Si elle est plus basse, elle est « Descendante ».

lune, jardiner avec la lune

 

Je vous accorde que ce n’est pas très pratique, alors une astuce plus simple : consultez le blog hortik, notre calendrier lunaire est mis à jour quotidiennement !



Lorsque la lune monte, la sève monte dans les plantes et gonfle leurs parties aériennes et lorsqu’elle descend, la sève redescend dans les racines.

  • Que faire lorsque la lune est ascendante ? Nous avons dit que la sève des plantes monte vers les branches. Donc, ces jours là sont profitables à tout ce qui se passe au-dessus du sol : Semis, greffe, récoltes des fleurs, fruits, graines , taille des haies qui pousseront alors plus compact
  • Que faire lorsque la lune est descendante ? Dans ce cas, la sève regagne les racines. La période est donc bonne pour tout ce qui se passe sous terre : plantations, boutures, repiquage, travail de la terre, enrichissement de la terre, récolte des plantes racines, des fruits à pépins et des bulbes.
  • Lorsque la lune sera au point le plus rapproché et au point le plus éloigné de la terre, on considère que les travaux au jardin doivent être évités. Il y a 4 jours par mois et on appelle ca les nœuds lunaires. Il en sera de meme les jour d’eclipse :  au repos !

 

Jours Feuilles, jours Fleurs, jours Racines, Jours Fruits et Graines

Les différents types de plantes :

  • Racines, c’est la racine que nous mangeons : Ail, Betterave, Carotte, Céleri-rave, Echalote, Endive, Navet, Oignon, Poireau, Pomme de terre,
  • Feuilles : Aneth,Arbustes d’ornement, plantes feuillu, Basilic, Cerfeuil, Chicorée, Chou, Ciboulette, Cresson, Epinard, estragon, Fenouil, Laitue, Mâche, Menthe, Oseille, Rhubarbe, Persil, Pissenlit, Scarole
  • Fruits/Graines, qui pousse depuis une fleurs: Arbres fruitiers, Aubergine, Châtaigne, Concombre, Cornichon, Courge, Courgette, Fraisier, Framboisier, Haricot, Lentille, Melon, Noisette, Pastèque, Petits pois, Piments, Poivron, Tomate, Blé, Maïs, Riz
  • Fleurs : Arbustes à fleurs, Artichaut, Chou-fleur, Brocoli

 

La Lune va influencer les végétaux selon leur nature et le type de constellation devant laquelle elle se passe.

Jours Racines : la lune passe devant les constellations du Taureau de la Vierge et du Capricorne. C’est le moment de semer, planter, soigner et récolter les légumes à racines et les fleurs à bulbes.

Jours Fleurs la lune passe devant les constellations du Gémeaux, de la Balance, et du Verseau . C’est le moment de planter, semer, rempoter, bouturer, récolter vos fleurs et légumes-fleurs.

Jours Fruits et Graines,  la lune passe devant les constellations du Bélier, du Lion, et du Sagittaire C’est le moment de semer, planter, cueillir, récolter les fruits et les légumes-fruits .

Jours Feuilles,  la lune passe devant les constellations du Cancer, du Scorpion et du Poisson. Cc’est le moment de tailler, tondre, cueillir, semer, repiquer les végétaux à feuillage.

 

Ciel, j’ai loupé le jour racine !

Il peut être compliquer de respecter à la lettre le calendrier lunaire : une sortie, un week end dans la famille, une météo calamiteuse…

Ne vous mettez pas martel en tête ! Même si ce n’est pas un jour racine, vous pouvez toujours semez vos radis…

 

Vive le purin d’orties !

orties purin d'orties, recette du purin d'ortie

purin d'ortie
© Kokhanchikov – Fotolia.com

Le Purin d’ortie, c’est quoi ?

1- Le purin d’orties est le parfait engrais naturel pour votre jardin et votre potager.
2- Le purin d’orties est également un très bon insecticide pour la plupart des parasites tels que les pucerons.
3- L’ortie assainie les sols en supprimant nitrates et phosphates

Le purin d’orties peut donc à la fois servir d’engrais, d’insecticide et de fongicide !

C’est un produit peu coûteux et efficace.

Découvrez comment le fabriquer très facilement, et découvrez aussi toute son histoire mouvementée…

 

Histoire & Vertus du purin d’orties

Utilisé depuis le Moyen Age, le purin d’ortie s’est récemment trouvé au cœur d’une polémique suite à son interdiction en 2006. En effet le purin d’orties ou plus exactement, la diffusion des recettes de purin d’orties et  la vente de purin d’ortie a été interdite par la loi !

Sa libération ? le 28 Avril 2011 par un arreté du ministère de l’agriculture.

Le purin d’ortie a à la fois des vertus curatives et des vertus préventives.

  1. En version concentrée : C’est un engrais excellent pour le potager, les plantes du jardin, tres riche en azote dont toutes les plantes ont besoin, il stimulera la croissance des plantes.
  2. En version diluée : C’est un bon répulsif face aux pucerons et aux acariens ( disons aux insectes en général). A pulvériser directement sur les feuilles
  3. C’est bio ! Pas de produit chimique la dedans… que du 100% naturel

 


Recette du purin d’orties

‐    Cueillez des Orties (si possible des belles et grandes orties) de préférence non montées en graine. Si elles sont déjà montées en graines, c’est aussi possible mais il faudra prendre la précaution d’enlever les graines du purin. Si  vous ne les enlevez pas, vous allez semer des orties dans votre jardin (ce n’est pas le but, n’est ce pas !) . Bon courage !

purin d'orties

‐    Hâchez votre récolte, et mettez-le dans un seau, un bac ou tout récipient non métallique. Plus vous la hâcherez, plus vous accélérerez la macération.

‐    Mélanger votre mixture avec de l’eau et couvrez le récipient

  • Si vous souhaitez faire de l’engrais : ajoutez 10l d’eau pour chaque kilo d’ortie fraîche.
  • Si vous souhaitez faire un répulsif : comptez 20l d’eau par kilo d’ortie.

Les choses sérieuses commencent ici… la réussite de votre purin dépendra fortement de la fermentation…

‐    Il faudra remuer le mélange régulièrement tous les 2 jours pendant quelques minutes. Tant que vous voyez une mousse à la surface, c’est que ca fermente. Dès quela mousse disparaît, stoppez tout et filtrez. La fermentation du purin durera entre 1 à 2 semaines selon la température .  L’ideal est entre 15 et 25°. Au-dessous de 15°, c’est plus lent. Au-delà de 25°, c’est trop rapide et ca risque de pourrir plutot que de fermenter.

‐    Filtrez la solution de purin d’orties. Il ne faut récupérer que le mélange et se débarrasser des morceaux d’orties.

 

Utilisation du purin d’orties

En tant que répulsif : Pulvérisez directement le purin d’orties sur les feuilles des plantes avec un pulvérisateur. La filtration devra alors être bien réalisée.

En tant qu’engrais, vous pouvez verser le purin d’orties directement dans la terre comme un engrais liquide, avec un arrosoir par exemple. Inutile de le diluer plus que ça et inutile de forcer sur la filtration.

 

Dans quel cas il ne faut pas faire de purin d’ortie ?

Ames sensible s’abstenir ! L’odeur est vraiment très désagréable, ce n’est pas pour rien que cela s’appelle du purin.

Dans le cas de températures trop élevées, nous déconseillons l’utilisation du purin : votre purin pourrira et perdra ses vertus.

 

Cinq conseils pour jardiner écologique : potager fleuri, rotation des cultures, engrais naturels, …

arrosoir

De plus en plus de jardiniers abandonnent l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques pour se mettre au jardinage écologique. Les motivations sont nombreuses : respecter la nature, faire des économies, offrir à ses enfants des légumes sains et savoureux. Découvrez nos astuces pour entretenir votre jardin écologique et réussir vos plantations.

Créer un potager fleuri

Une pratique très intéressante consiste à introduire des fleurs et des plantes aromatiques au potager pour attirer les insectes ravageurs et détourner leur attention. La capucine et les œillets d’Inde sont remarquables à cet égard. Dans tous les cas, la biodiversité au jardin est à encourager car elle crée un équilibre qui favorise la venue de nombreuses espèces animales utiles au jardinier.

Pratiquer la rotation des cultures

La rotation des cultures permet de garder un sol riche et fertile sans avoir recours aux engrais chimiques. Le principe est simple : le jardin est divisé en plusieurs parcelles sur lesquelles sont cultivées des plantes ayant des besoins différents en eau et en ressources. Chaque année, le plan du jardin change de façon à ne jamais planter deux fois de suite la même famille de légumes au même endroit.



Utiliser des engrais naturels

engrais naturelLe compost est un élément indispensable au jardin biologique. Il enrichit le sol en nutriments et le rend plus fertile. Avec le compost, les plantes sont plus vigoureuses et ont un meilleur rendement sans l’utilisation du moindre engrais chimique. En plus, sa fabrication est très facile et très économique. Tous les déchets végétaux peuvent être utilisés pour le compostage : les épluchures de fruits et de légumes, les coquilles d’œufs et les restes de repas, hormis la viande et le poisson.Facile à faire chez soi, le purin d’ortie est également une préparation très utile qui agit à la fois comme engrais et comme répulsif contre les pucerons et les acariens. Pour le réaliser, Il faut dix litres d’eau pour un kilo d’orties fraiches. On laissera macérer le mélange pendant deux semaines en remuant tous les deux jours. Une fois filtré, le purin d’ortie ne se conserve pas et doit être utilisé rapidement.

Fabriquer son propre insecticide

Il existe plusieurs recettes d’insecticides naturels à pulvériser sur les plantes à base de savon noir, d’ail ou de rhubarbe. 30 ml de savon noir dilué dans un litre d’eau permettent de tuer les pucerons et les aoutats en les asphyxiant. Une infusion de feuilles de rhubarbe peut être ajoutée au mélange ou bien utilisée en complément.

Une autre recette consiste à piler deux ou trois gousses d’ail et les mélanger à un litre d’eau. La préparation est à pulvériser sur les plantes deux à trois fois par semaine pour combattre les pucerons.

L’écologie n’est plus à notre porte mais sur nos toits ! La végétalisation de nos bâtiments.

Les toitures végétalisées sont de plus en plus populaires et semblent aux yeux de tous esthétiques et écologiques. Maisons, hypermarchés, centres commerciaux ont cédé à cette tendance, mais pourquoi ?

Quelles sont les avantages à transporter son jardin sur son toit ?

exemple de toit végétalisé

 

–          Tout d’abord la végétalisation permet de réintroduire la nature au cœur des villes.

–          La végétalisation du toit augmente l’isolation thermique et phonique de votre habitation.

–          La végétalisation protège contre le gel ainsi que l’étanchéité de votre maison.

–          La végétalisation protège aussi des ultras violets ainsi que des choque thermiques.

Depuis plusieurs années certains commerçants vous aident à la végétalisation de votre toit en créant et vendant des « cadres » près cultivés et simple à installer.

Il existe deux types de cadres (appelés aussi « complexes pré-cultivés »), en dalle ou en tapis pour s’adapté aux mieux à votre toit. De plus les compositions de ces complexes pré-cultivés sont étudiées auparavant pour résister à votre climat. L’entretien est quasi inexistant.

Esthétique, écologique, la végétalisation est aussi un procédé « économique », procédé peu onéreux, les plantes réduiront significativement votre consommation d’énergie.

6 conseils pour avoir une belle pelouse

Le gazon est composé de graminées que l’on cultive en très grande quantité sur une large surface. Pour des résultats satisfaisants, la pelouse doit être entretenue régulièrement et le sol doit être riche pour permettre une bonne croissance. Découvrez nos conseils pour avoir un beau gazon verdoyant, dense et résistant.

Gazon

Choisir des semences à gazon

Toutes les pelouses ne sont pas égales face à la sécheresse et au piétinement. Il existe dans le commerce différents types de mélanges plus ou moins rustiques ou à croissance plus ou moins lente. Veillez à bien choisir des variétés de graminées adaptées à l’usage que vous faites de votre jardin, à votre sol et au climat de votre région. Au printemps, vous pouvez donner un coup de pouce à votre pelouse pour la rendre plus dense en dispersant sur le sol un peu de semence à gazon.

Arroser

L’arrosage du gazon est indispensable dès la fin du printemps pour éviter qu’il ne jaunisse. Il vaut mieux arroser moins souvent mais de façon plus importante. Le temps d’arrosage dépend de la surface de votre pelouse : n’hésitez pas à être généreux. Pour ne pas gaspiller inutilement l’eau, on arrosera plutôt le soir ou très tôt le matin.

Tondre

Plus le gazon est coupé à ras, plus il est fragile. En effet, ses racines sont plus courtes et il résiste moins bien à la chaleur de l’été. Les tontes à moins de 5 cm de hauteur favorisent l’apparition de mousses et de mauvaises herbes. Il est préférable de tondre régulièrement à une hauteur de 5 à 7 cm plutôt que de tondre très court une fois de temps en temps. L’herbe tondue peut-être utilisée pour le compost ou laissée sur place en cas de grosses chaleurs.

Fertiliser et apporter de l’engrais

Pour avoir un gazon bien vert, le compost reste le meilleur fertilisant naturel. Un peu d’apport est bénéfique mais il faut aussi savoir en user avec modération. Si l’engrais fait pousser le gazon plus rapidement, elle oblige aussi à le tondre plus souvent !



Scarifier et désherber

La scarification du gazon consiste à enlever les mousses et les mauvaises herbes qui ont tendance à former des zones feutrées au sol. Un scarificateur manuel conviendra pour les petites surfaces (moins de 100 mètres carré). Au delà, il est préférable de s’équiper d’un scarificateur électrique ou thermique. Les déchets devront être soigneusement ramassés pour éviter une nouvelle propagation des mauvaises herbes.

Rénover sa pelouse

La rénovation de pelouse permet d’obtenir de bons résultats en cas de gros dégâts (sécheresse, envahissement par les mauvaises herbes). Après avoir bien désherbé la surface, on tond à une hauteur normale puis on scarifie soigneusement les mousses avant de semer du gazon pour regarnir les zones abimées.

Les dégâts dus aux trous de taupes se réparent un peu de la même manière : après avoir tassé le sol à l’endroit abimé, on sème à nouveau du gazon et on arrose généreusement pour favoriser la reprise de la pelouse.

Pourquoi et comment récupérer l’eau de pluie ?

Ce sont des milliards de mètres cubes d’eau de pluie qui tombent  chaque année sur  le territoire français. Cette ressource disponible peut et devrait être récupérée pour son usage personnel, car c’est non seulement un moyen de réaliser des économies substantielles, mais c’est aussi un geste citoyen fort. Voici 3 excellentes raisons de récupérer l’eau de pluie.

récupérateur d'eau de pluie

1. Récupérer l’eau de pluie pour diminuer son impact sur l’environnement

L’eau est une ressource précieuse qu’il faut impérativement apprendre à protéger et gérer durablement. Sur notre belle planète, 1 personne sur 2 n’a pas ou a difficilement accès à l’eau. Si nous continuons à ce rythme, d’ici 15 ans à peine, 5 milliards d’êtres humains n’y auront pas accès du tout. Récupérer l’eau de pluie relève de l’effort collectif qui vise à économiser « l’or bleu ».
D’autre raisons écologiques incitent à récupérer l’eau de pluie :

  • elle limite les risques d’inondation en cas de fortes pluies ;
  • elle limite la pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau car elle évite de rejeter les eaux de ruissellement de la parcelle directement dans le réseau urbain ; 
  • elle évite le gaspillage d’énergie nécessaire à la production d’eau potable en limitant l’utilisation des réseaux et des stations de traitement de l’eau qui sont très énergivores.

2. Récupérer l’eau de pluie pour ne pas gaspiller l’eau potable

L’eau qui est récupérée dans des citernes ou dans des cuves (enterrées ou non) peut être destinée à divers usage. Reportez-vous au site du Gouvernement pour connaître le cadre législatif entourant la récupération de l’eau :  www.sante.gouv.fr

Certaines activités à la maison nécessitent de l’eau mais pas forcément potable ! C’est le cas des W-C : 30% de la consommation part dans la chasse d’eau de vos toilettes ! A part pour alimenter les sanitaires, l’eau de pluie récupérée sert à faire fonctionner lave-linge et lave-vaisselle, remplir piscines et bassins, arroser le jardin… L’eau de pluie est ainsi idéale pour laver sa voiture : comme elle ne contient ni minéraux, ni calcaire, elle ne laissera aucune trace sur la carrosserie. Idem pour le jardin : votre potager peut tout à fait être arrosé à l’eau de pluie, comme c’est d’ailleurs souvent et naturellement le cas !

3. Récupérer l’eau de pluie pour faire des économies

Saviez-vous que nous utilisions en moyenne 150 à 200 litres d’eau par jour et par habitant ? C’est dire si la facture d’eau est une partie considérable du budget familial. On estime qu’il est de l’ordre de 500 à 700 euros par an pour un foyer de 4 personnes. Limiter sa consommation d’eau potable (voir raison n°2) permet donc de réaliser des économies loin d’être négligeables. En effet, utiliser l’eau de pluie permettrait de diviser la note par deux !
De plus, l’installation d’un système de récupération d’eau donne droit à un crédit d’impôt : en 2012, il s’élève à 15%.

Calcul des économies grâce à un récupérateur d’eau
Pour connaître le potentiel de récupération d’eau de pluie, vous devez connaître la pluviométrie de votre région (cf. site de Météo France) et la surface de votre toit

  • Multipliez la surface du toit (en m²) par la hauteur moyenne des précipitations. 

Ainsi à Lille, sachant qu’il tombe en moyenne 686 mm d’eau par an, avec un toit de 100 m² vous économiserez : 100 x 686 = 68 600 litres. A 3,29 euros le m3 d’eau, on atteint une économie de 225 euros par an pour un foyer lillois.

Les précautions à prendre :

  • Avant de choisir votre collecteur d’eau, calculez bien vos besoins en eau et tenez compte de la pluviométrie de votre région pour opter pour la bonne taille de récupérateur.
  • Vérifiez bien la qualité de votre toiture : si elle contient de l’amiante ou du plomb, il y a des risques.
  • Entretenez bien votre récupérateur d’eau (vérifier qu’il n’est pas obstrué, réaliser au moins 3 vidanges par an, nettoyer et remplacer les filtres…)
  • Garder le couvercle du récupérateur fermé. La loi impose par ailleurs d’indiquer sur les robinets et sur le collecteur la mention « eau non potable ».

 Il n’y a que de bonnes raisons à récupérer l’eau de pluie !

Comment fabriquer son compost

tas de compost

 

tas de compostLe compost est un formidable engrais naturel. Très simple à mettre en œuvre, il permet de recycler une partie de ses déchets ménagers et sa production est possible au jardin comme en appartement sur une terrasse ou un balcon. Alors, comment faire son compost ?

Comment faire son compost : bac à compost ou composteur ?

Bien qu’il soit tout à fait possible de composter en tas (il suffit de retourner régulièrement les déchets pour activer la fermentation), l’utilisation d’un bac à compost est généralement conseillée pour faire son compost. Le bac prend moins de place et réduit la durée de formation du compost. De plus, rien n’interdit de le construire soi-même ou bien d’en utiliser plusieurs si la quantité de compost à produire est importante.

On peut réaliser un bac à compost à moindre frais avec des planches de récupération, en veillant à laisser de larges espaces pour l’aération. Les déchets doivent être remués régulièrement et le bac doit être placé à l’abri (par exemple, sous un arbre) pour éviter le détrempage des déchets. On peut aussi acheter un bac à compostage pour une somme modique et le placer dans son jardin ou sur son balcon si l’on habite en appartement.

En principe, la maturation du compost prend trois à cinq mois mais il peut être utilisé comme engrais après quatre à six semaines de fermentation, à condition de l’enfouir dans le sol.
 



 

Quels ingrédients peut-on utiliser pour son compost ?

Pour concevoir son propre engrais naturel, tous les déchets organiques conviennent, excepté la viande, le poisson et les sous-produits animaux (éviter le beurre et les produits laitiers). On peut donc utiliser les coquilles d’œufs, les épluchures, le marc de café, les mouchoirs en papier, ainsi que les feuilles mortes et les fleurs fanées.

 

A vous de jouer !!

 

Et si vous souhaitez continuer votre lecture sur le compost, voici quelques autres articles qui pourraient vous intéresser :

Bonne lecture

Jardiner avec la lune : les semis

jardiner avec la lune

Même si son effet n’est pas scientifiquement prouvé, de nombreux jardiniers tiennent compte du calendrier lunaire pour la culture des plantes.
Découvrez quelles sont les périodes favorables pour réaliser vos semis en fonction de la position de la lune.

La lune croissante et la lune décroissante

On appelle lune croissante la lune qui va de la nouvelle lune à la pleine lune. A l’inverse, la lune décroissante décline en luminosité depuis la pleine lune jusqu’à la nouvelle lune.

La nouvelle lune est propice à la germination des graines et aux semis durant toute la période qui précède la pleine lune. Durant le premier quartier, on peut semer n’importe quel type de plantes car leur croissance sera favorisée.

La phase décroissante de la lune convient mieux à la récolte des herbes aromatiques et au repiquage des bulbes et légumes racines.

La lune ascendante et la lune descendante

La lune ascendante ne fait pas référence au disque lunaire mais renvoie à la position de la lune dans le ciel. Durant les treize à quatorze jours qui précèdent la pleine lune, on pense que la sève monte dans la plante depuis les racines jusqu’aux feuilles. Cette période serait donc propice aux greffes et aux semis de toutes les plantes.

Lors de la lune descendante, la sève regagne les racines et cette période serait plus profitable à la taille des haies ou des branches, aux bouturages et aux repiquages.



Les jours de repos du jardinier

Dans le calendrier lunaire, il existe quatre jours de repos pour le jardinier : lorsque la terre et la lune sont les plus proches ou bien lorsqu’elles sont les plus éloignées. Lorsque la lune croise l’orbite de la Terre autour du soleil, on parle de nœud lunaire. Ces phénomènes perturberaient les plantes et pour cette raison il n’est pas conseillé de pratiquer la taille, les semis ou autres travaux de jardinage durant toute cette période.
jardiner avec la lune

5 méthodes pour désherber son jardin naturellement

mauvaises herbes orties

Désherber n’est pas l’activité la plus « fun » du jardinage, loin s’en faut ! Et comme la tâche est difficile, il est vrai qu’il est tentant d’avoir recours à des produits chimiques, qui ne demandent pas trop d’efforts. Mais ces herbicides sont nocifs pour la santé et pour l’environnement. Ne cédons pas à la tentation : un peu d’huile de coude suffira pour adopter des méthodes naturelles, bonnes pour soi et pour la planète !

1. Le désherbage mécanique

Il s’agit là de la méthode « à l’ancienne », qui consiste à arracher ou à couper les intrus.
Commencez par  couper les mauvaises herbes  à l’aide d’un sécateur, d’une faucille ou d’une faux.
Ensuite, sarclez : le sarclage consiste à arracher toute la plante, y compris ses racines, lorsqu’elle est bien installée. Pour ce faire, vous pouvez utiliser une houe, un transplantoir ou une gouge.
La houe a pour avantage son long manche, qui sera moins fatigant pour le dos. Le transplantoir oblige  à se baisser mais permet un travail précis. Quant à la gouge, initialement conçue pour récolter les asperges, elle s’avérera très pratique pour arracher les pissenlits ou toute herbe indésirable dotée de longues racines. Mieux vaut s’adonner au sarclage par temps sec, les mauvaises herbes risquant de s’enraciner à nouveau avec l’humidité

mauvaises herbes orties

 

Les précautions à prendre
– Veillez à travailler sur un sol ressuyé  car l’humidité aide les racines des mauvaises herbes à reprendre.

– Préférez désherber avant la montée en graine ou le matin, pour que la plante s’assèche sous le soleil de midi et ainsi limiter les risques de prolifération.

– Sachez qu’il existe un calendrier  des mauvaises herbes. Ainsi, pour les rumex comme l’oseille ou la patience, il est préférable d’attendre le printemps ou le début de l’été. Au printemps également, vous pouvez vous occuper des chardons des champs et du liseron dont les racines sont faibles. Plus coriace, le chiendent est plus facile à éliminer à l’été, lorsqu’il fait chaud et sec. Enfin, les ronces se coupent en général à la fin du mois de juin.

2. Le binage pour enlever les jeunes pousses

Le binage sert à la base à bien aérer le sol. Il est efficace pour se débarrasser au passage des plantes à faible enracinement et des jeunes pousses.
 


3. Le désherbage thermique

Il consiste à se débarrasser des mauvaises herbes grâce à la chaleur : on crée un choc thermique afin de faire éclater les cellules des plantes mais sans les brûler.  Les parties aériennes se dessèchent peu à peu jusqu’à ce que la mauvaise herbe meure.
Le désherbage thermique peut se réaliser par flamme, par infrarouge  ou par projection de vapeur.

4. Le buttage

Le buttage est une autre technique naturelle qui consiste à ramener de la terre au pied des plants de légumes. La terre forme ainsi une butte qui protègera les légumes en étouffant les mauvaises herbes toute proches des pieds. Vous pouvez utiliser cette méthode pour les asperges, les haricots, les poireaux, les pommes de terre…

5. L’occultation

Cette méthode est idéale lorsque vous souhaitez désherber un lieu laissé à l’abandon. Recouvrez le terrain d’une bâche (ou à défaut de cartons à condition qu’ils ne laissent pas du tout passer la lumière) et attendez quelques mois. Vous constaterez que les plantes sauvages disparaîtront petit à petit.

 

Le jardin de Lou
Le jardin de Lou

Voilà donc 5 méthodes naturelles, vraiment respectueuses de l’environnement pour vous débarrasser des mauvaises herbes qui vous gâchent la vie ! Mais n’oubliez pas : mieux vaut prévenir que guérir. Pratiquez par exemple le paillage pour éviter la prolifération de mauvaises herbes. D’origine végétale (écorces de pin, lin, chanvre…) ou minérale (ardoise, billes d’argile, pouzzolane…), le paillis crée une couche opaque entre la terre et l’air et limite ainsi la pousse des indésirables. Utilisez cette technique pour les massifs d’arbustes, pour le potager, pour vos jardinières…
L’avantage est qu’il est esthétique : un bon moyen d’allier l’utile à l’agréable !

 

 

Vous pouvez aussi fabriquer vous-même vos insecticides bio! si ça vous intéresse, c’est par ici !