Comment bien semer et entretenir l’oseille ?

feuilles d'oseille, comment semer et entretenir son oseille

L’oseille est une plante potagère et condimentaire. Très appréciée au Moyen Age, on continue aujourd’hui encore de s’en servir en cuisine (crues ou cuites) pour son gout particulier. Nous vous livrons tous les secrets pour bien réussir ses plantations d’oseille !

Oseille

Les variétés

Il existe plusieurs variétés d’oseille qui sont :

  • L’oseille large de Belleville
  • L’oseille blonde de Lyon
  • L’oseille de Chambourcy
  • L’oseille pourpre


Culture de l’oseille

Type de sol

L’oseille a besoin pour se développer d’un sol fertile, frais et plutôt léger. Nous vous conseillons d’éviter les terres calcaires et de donner un sol riche en terreau à votre plant d’oseille.

Exposition

L’oseille n’a pas besoin d’une exposition particulière. Tentez si possible de lui réserver un endroit mi ombragé en été.

Période

Au niveau de la plantation, vous pouvez semez vos graines d’oseille de avril à juin. Dés mars-avril, vous pourrez diviser les touffes d’oseille : cela permettra de leur donner une seconde jeunesse et de les aérer.

La floraison de l’oseille se fait de mai à septembre. En général, vous pourrez récolter l’oseille 3 à 4 mois après le semis ou 2 mois après la division par touffe.

Plantation par semis et par division de touffes

Par semis

Pour semer vos graines d’oseille en pépinière, rien de plus simple ! Il vous suffit de poser vos graines au sol, de les recouvrir de 1 cm de terreau environ et de plomber à l’aide d’un râteau. Pensez à garder le sol au frais jusqu’à ce que votre oseille commence sa levée.

Dés que vous voyez 4,5 feuilles apparaître, vous pouvez repiquer l’oseille en place, en ligne (si vous choisissez cette méthode, pensez à bien espacer d’environ une trentaine de centimètres les plants) ou en bordure.

La division par touffes

Vers mars-avril, vous pourrez planter les éclats. Pour planter vos éclats correctement, il vous suffit d’utiliser la même méthode que pour les semis !

Plant d'oseille

 



 

Entretien de l’oseille

Fertilisation

Tous les ans, pour bien aider votre oseille à se développer, nous vous conseillons d’apporter un peu de terreau autour des pieds. Sur l’année, nous conseillons de faire 4 fertilisations foliaires à base d’algues marines sur votre oseille.

Entretien

Si vous voyez des températures vraiment basses, nous vous conseillons de mettre en place un paillage au pied de votre oseille afin de l’aider à passer l’hiver. Pensez à biner et à sarcler régulièrement autour de l’oseille afin de l’aider à se développer. Si cela est nécessaire, arrosez souvent vos plants.

feuilles d'oseille

Les maladies et les nuisibles

Les mollusques

Les mollusques comme les escargots sont des grands amateurs des feuilles d’oseille ! Ils dévorent les feuilles de votre plante… Pour lutter contre ces mollusques, on vous explique tout ici.

La chrysomèle de l’oseille

Cette maladie atteint votre plante en mai généralement. Vous voyez apparaître des larves noirâtres. Ces larves rongent les feuilles avant de disparaître dans le sol en juin.  Pour éliminer ces insectes, nous vous conseillons de couper les feuilles atteintes et les bruler.

Le puceron de l’oseille

Le puceron fait mourir votre plante petit à petit en suçant la sève au niveau du collet de votre plante. Pour savoir comment s’en débarrasser, rendez vous ici !

La mouche de l’oseille

La mouche de l’oseille va déposer sur vos feuilles des larves. Ces larves  vont creuser des galeries dans les feuilles et les faire mourir ainsi. Notre solution ? Couper les feuilles atteintes et brulez les.

 

Le saviez vous ?

L’oseille contient des vitamines (A, B, C) mais aussi des minéraux comme le calcium, le fer ou encore la manganèse. Si vous souffrez de rhumatismes ou de la goutte, nous vous déconseillons de consommer de l’oseille, elle est contre indiquée !

 

5 méthodes pour désherber son jardin naturellement

mauvaises herbes orties

Désherber n’est pas l’activité la plus « fun » du jardinage, loin s’en faut ! Et comme la tâche est difficile, il est vrai qu’il est tentant d’avoir recours à des produits chimiques, qui ne demandent pas trop d’efforts. Mais ces herbicides sont nocifs pour la santé et pour l’environnement. Ne cédons pas à la tentation : un peu d’huile de coude suffira pour adopter des méthodes naturelles, bonnes pour soi et pour la planète !

1. Le désherbage mécanique

Il s’agit là de la méthode « à l’ancienne », qui consiste à arracher ou à couper les intrus.
Commencez par  couper les mauvaises herbes  à l’aide d’un sécateur, d’une faucille ou d’une faux.
Ensuite, sarclez : le sarclage consiste à arracher toute la plante, y compris ses racines, lorsqu’elle est bien installée. Pour ce faire, vous pouvez utiliser une houe, un transplantoir ou une gouge.
La houe a pour avantage son long manche, qui sera moins fatigant pour le dos. Le transplantoir oblige  à se baisser mais permet un travail précis. Quant à la gouge, initialement conçue pour récolter les asperges, elle s’avérera très pratique pour arracher les pissenlits ou toute herbe indésirable dotée de longues racines. Mieux vaut s’adonner au sarclage par temps sec, les mauvaises herbes risquant de s’enraciner à nouveau avec l’humidité

mauvaises herbes orties

 

Les précautions à prendre
– Veillez à travailler sur un sol ressuyé  car l’humidité aide les racines des mauvaises herbes à reprendre.

– Préférez désherber avant la montée en graine ou le matin, pour que la plante s’assèche sous le soleil de midi et ainsi limiter les risques de prolifération.

– Sachez qu’il existe un calendrier  des mauvaises herbes. Ainsi, pour les rumex comme l’oseille ou la patience, il est préférable d’attendre le printemps ou le début de l’été. Au printemps également, vous pouvez vous occuper des chardons des champs et du liseron dont les racines sont faibles. Plus coriace, le chiendent est plus facile à éliminer à l’été, lorsqu’il fait chaud et sec. Enfin, les ronces se coupent en général à la fin du mois de juin.

2. Le binage pour enlever les jeunes pousses

Le binage sert à la base à bien aérer le sol. Il est efficace pour se débarrasser au passage des plantes à faible enracinement et des jeunes pousses.
 


3. Le désherbage thermique

Il consiste à se débarrasser des mauvaises herbes grâce à la chaleur : on crée un choc thermique afin de faire éclater les cellules des plantes mais sans les brûler.  Les parties aériennes se dessèchent peu à peu jusqu’à ce que la mauvaise herbe meure.
Le désherbage thermique peut se réaliser par flamme, par infrarouge  ou par projection de vapeur.

4. Le buttage

Le buttage est une autre technique naturelle qui consiste à ramener de la terre au pied des plants de légumes. La terre forme ainsi une butte qui protègera les légumes en étouffant les mauvaises herbes toute proches des pieds. Vous pouvez utiliser cette méthode pour les asperges, les haricots, les poireaux, les pommes de terre…

5. L’occultation

Cette méthode est idéale lorsque vous souhaitez désherber un lieu laissé à l’abandon. Recouvrez le terrain d’une bâche (ou à défaut de cartons à condition qu’ils ne laissent pas du tout passer la lumière) et attendez quelques mois. Vous constaterez que les plantes sauvages disparaîtront petit à petit.

 

Le jardin de Lou
Le jardin de Lou

Voilà donc 5 méthodes naturelles, vraiment respectueuses de l’environnement pour vous débarrasser des mauvaises herbes qui vous gâchent la vie ! Mais n’oubliez pas : mieux vaut prévenir que guérir. Pratiquez par exemple le paillage pour éviter la prolifération de mauvaises herbes. D’origine végétale (écorces de pin, lin, chanvre…) ou minérale (ardoise, billes d’argile, pouzzolane…), le paillis crée une couche opaque entre la terre et l’air et limite ainsi la pousse des indésirables. Utilisez cette technique pour les massifs d’arbustes, pour le potager, pour vos jardinières…
L’avantage est qu’il est esthétique : un bon moyen d’allier l’utile à l’agréable !

 

 

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