Cinq conseils pour jardiner écologique : potager fleuri, rotation des cultures, engrais naturels, …

arrosoir

De plus en plus de jardiniers abandonnent l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques pour se mettre au jardinage écologique. Les motivations sont nombreuses : respecter la nature, faire des économies, offrir à ses enfants des légumes sains et savoureux. Découvrez nos astuces pour entretenir votre jardin écologique et réussir vos plantations.

Créer un potager fleuri

Une pratique très intéressante consiste à introduire des fleurs et des plantes aromatiques au potager pour attirer les insectes ravageurs et détourner leur attention. La capucine et les œillets d’Inde sont remarquables à cet égard. Dans tous les cas, la biodiversité au jardin est à encourager car elle crée un équilibre qui favorise la venue de nombreuses espèces animales utiles au jardinier.

Pratiquer la rotation des cultures

La rotation des cultures permet de garder un sol riche et fertile sans avoir recours aux engrais chimiques. Le principe est simple : le jardin est divisé en plusieurs parcelles sur lesquelles sont cultivées des plantes ayant des besoins différents en eau et en ressources. Chaque année, le plan du jardin change de façon à ne jamais planter deux fois de suite la même famille de légumes au même endroit.



Utiliser des engrais naturels

engrais naturelLe compost est un élément indispensable au jardin biologique. Il enrichit le sol en nutriments et le rend plus fertile. Avec le compost, les plantes sont plus vigoureuses et ont un meilleur rendement sans l’utilisation du moindre engrais chimique. En plus, sa fabrication est très facile et très économique. Tous les déchets végétaux peuvent être utilisés pour le compostage : les épluchures de fruits et de légumes, les coquilles d’œufs et les restes de repas, hormis la viande et le poisson.Facile à faire chez soi, le purin d’ortie est également une préparation très utile qui agit à la fois comme engrais et comme répulsif contre les pucerons et les acariens. Pour le réaliser, Il faut dix litres d’eau pour un kilo d’orties fraiches. On laissera macérer le mélange pendant deux semaines en remuant tous les deux jours. Une fois filtré, le purin d’ortie ne se conserve pas et doit être utilisé rapidement.

Fabriquer son propre insecticide

Il existe plusieurs recettes d’insecticides naturels à pulvériser sur les plantes à base de savon noir, d’ail ou de rhubarbe. 30 ml de savon noir dilué dans un litre d’eau permettent de tuer les pucerons et les aoutats en les asphyxiant. Une infusion de feuilles de rhubarbe peut être ajoutée au mélange ou bien utilisée en complément.

Une autre recette consiste à piler deux ou trois gousses d’ail et les mélanger à un litre d’eau. La préparation est à pulvériser sur les plantes deux à trois fois par semaine pour combattre les pucerons.

L’écologie n’est plus à notre porte mais sur nos toits ! La végétalisation de nos bâtiments.

Les toitures végétalisées sont de plus en plus populaires et semblent aux yeux de tous esthétiques et écologiques. Maisons, hypermarchés, centres commerciaux ont cédé à cette tendance, mais pourquoi ?

Quelles sont les avantages à transporter son jardin sur son toit ?

exemple de toit végétalisé

 

–          Tout d’abord la végétalisation permet de réintroduire la nature au cœur des villes.

–          La végétalisation du toit augmente l’isolation thermique et phonique de votre habitation.

–          La végétalisation protège contre le gel ainsi que l’étanchéité de votre maison.

–          La végétalisation protège aussi des ultras violets ainsi que des choque thermiques.

Depuis plusieurs années certains commerçants vous aident à la végétalisation de votre toit en créant et vendant des « cadres » près cultivés et simple à installer.

Il existe deux types de cadres (appelés aussi « complexes pré-cultivés »), en dalle ou en tapis pour s’adapté aux mieux à votre toit. De plus les compositions de ces complexes pré-cultivés sont étudiées auparavant pour résister à votre climat. L’entretien est quasi inexistant.

Esthétique, écologique, la végétalisation est aussi un procédé « économique », procédé peu onéreux, les plantes réduiront significativement votre consommation d’énergie.

Bien gérer ses ressources en eau au jardin

image système d'irrigation ou de goûte à goûte

Ne pas gaspiller l’eau au jardin apparaît comme une évidence, pour des raisons à la fois écologiques et économiques. Avec une bonne connaissance de ses cultures et à l’aide d’un équipement basique et peu cher, gérer ses ressources en eau devient très facile même dans les régions où sévit la sécheresse.

 

Choisir des espèces adaptées à son climat

La première des règles pour ne pas consommer inutilement plus d’eau que nécessaire est de cultiver uniquement des espèces adaptées aux ressources en eau et en énergie de sa région. Les plantes qui demandent un bon ensoleillement et beaucoup d’eau (comme le maïs, le bananier ou le soja) ne sont pas adaptées au climat du sud de la France, chaud mais trop sec pour ces cultures. Dans les régions méditerranéennes, on pourra cultiver sans hésiter toutes les plantes endémiques de la région : le pois chiche, l’olivier, le figuier, la lavande, le romarin, les plantes grasses…

 

Les cuves de récupération d’eau de pluie

 

image cuve de récupération de l'eau de pluieVoilà un outil que tout le monde devrait avoir dans son jardin : il s’agit de l’un des meilleurs équipements écologiques qui soit et son coût est relativement faible.   Dans les régions ou sévit la sécheresse, il est plus intéressant de placer de grandes citernes pour récupérer un maximum d’eau lors des orages, surtout si votre jardin occupe une grande surface. Dans les régions où l’eau est abondante, de petites cuves peuvent suffire.   On trouve des cuves de récupération en plastique à partir de 25 euros (200 à 300 litres). Les cuves en béton et les citernes enterrées sont les plus chères : jusqu’à 3000 euros. Vous pouvez réaliser vous même une citerne de récupération ou bien placer des bidons ou des tonneaux dans votre jardin. Ils vous feront économiser de nombreux litres d’eau une fois l’été venu.

 

Lutter contre l’évaporation

Lorsqu’il fait chaud et que le sol est nu (comme dans les champs labourés), l’évaporation de l’eau peut atteindre les 50%. Le paillage au pied des végétaux va limiter l’évaporation, maintenir l’humidité dans le sol et ainsi réduire les besoins en eau lors des arrosages. En plus, le paillage limite la formation des mauvaises herbes.   Le goutte à goutte : l’un des systèmes d’arrosage les plus économiques   L’irrigation ou goutte à goutte est une technique très économe en eau et très pratique. Elle est largement utilisée dans les régions chaudes pour arroser les cultures gourmandes en eau (vigne, agrumes, cultures maraîchères). Constitué d’un système de tuyaux percés, le goutte à goutte permet de limiter l’évaporation en arrosant au plus près des racines.  On trouve des kits d’arrosage avec tuyaux poreux en jardinerie à partir de 15 euros.

 

Arroser au bon moment

Le meilleur moment de la journée pour arroser son jardin est le soir, dès que le soleil se couche. Un arrosage en pleine journée est à proscrire absolument : non seulement l’évaporation serait très importante mais en plus la réverbération du soleil sur le feuillage risquerait d’abîmer fort les plantations. En hiver, on peut aussi arroser tôt le matin s’il existe un risque de gelée nocturne.